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30 janvier 2010
28 janvier 2010
Le grain

27 janvier 2010
A propos du temps
Pour les Européens, le temps vit en dehors de l'homme, il existe objectivement, comme s'il était extérieur à lui, il a des propriétés mesurables et linéaires. Selon Newton, le temps est absolu : « Le temps mathématique, absolu, véritable s'écoule de par lui-même, par sa propre nature, uniformément, et non en fonction d'un objet extérieur. » L'Européen se sent au service du temps, il dépend de lui, il en est le sujet. Pour exister et fonctionner, il doit observer ses lois immuables et inaltérables, ses principes et ses règles rigides. Il doit observer des délais, des dates, des jours et des heures. Il se déplace dans les lois du temps en dehors desquelles il ne peut exister. Elles lui imposent ses rigueurs, ses exigences et ses normes. Entre l'homme et le temps existe un conflit insoluble qui se termine toujours par la défaite de l'homme : le temps détruit l'homme.
Les Africains perçoivent le temps autrement. Pour eux le temps est une catégorie beaucoup plus lâche, ouverte, élastique, subjective. C'est l'homme qui influe sur la formation du temps, sur son cours et son rythme (il s'agit bien entendu de l'homme agissant avec le consentement des ancêtres et des dieux). Le temps est même une chose que l'homme peut créer, car l'existence du temps s'exprime entre autre à travers un événement. Or c'est l'homme qui décide si l'évènement aura lieu ou non. Si deux armées ne s'affrontent pas, la bataille n'aura pas lieu (et donc le temps ne manifestera pas sa présence, n'existera pas).
Le temps est le résultat de notre action, et il disparaît quand nous nous n'entreprenons pas ou abandonnons une action. C'est une matière qui, sous notre influence, peut toujours s'animer, mais qui entre en hibernation et sombre même dans le néant si nous ne lui transmettons pas notre énergie. Le temps est un être passif, et surtout dépendant de l'homme.
C'est tout à fait l'inverse de la pensée européenne.
Pour le traduire en termes pratiques, cela veut dire que si nous allons à la campagne où doit se tenir l'après-midi une réunion, et qu'il n'y a personne sur les lieux de cette réunion, la question « Quand aura lieu la réunion? » est insensée. Car la réponse est connue d'avance : « Quand les gens se seront réunis. »
C'est pourquoi l'Africain qui prend place dans l'autocar ne pose aucune question sur l'heure du départ. Il entre, s'installe à une place libre et sombre aussitôt dans l'état où il passe la majeure partie de son existence : la torpeur.
« Ces gens ont une capacité d'attendre absolument fantastique! » m'a dit un jour un Anglais qui vivait ici depuis des années. Capacité, endurance, ou bien s'agit-il d'autre chose?
Quelques parts dans le monde tourne, coule une énergie mystérieuse qui, si elle s'approche de nous et nous emplit, nous donne la force de mettre le temps en mouvement : il se passera alors quelque chose. Mais tant que cela n'arrive pas, il faut attendre. Tout autre comportement est illusoire et utopique.
En quoi consiste cette torpeur? Les gens qui sombrent dans cet état sont conscients de ce qui va advenir : ils essaient donc de s'installer le plus confortablement possible dans le meilleur endroit possible. Parfois ils se couchent, parfois ils s'assoient directement par terre, sur une pierre ou à croupetons. Ils arrêtent de parler. Celui qui est tombé dans cet état est silencieux. Il n'émet aucun son, il est muet comme une tombe. Les muscle se relâchent, la silhouette s'amollit, s'affaisse, se recroqueville, le cou s'immobilise, la tête se fige. L'homme ne regarde pas autours de lui, ne cherche rien du regard. Parfois ses yeux sont mis-clos, mais pas toujours. Ils sont généralement ouverts, mais le regard est absent, sans étincelles. Pour avoir observer des heures durant des foules entières en proie à cet état, je peux affirmer que ces gens sombrent dans un profond sommeil physiologique : ils ne mangent pas, ne boivent pas, n'urinent pas. Ils ne réagissent pas au soleil qui darde impitoyablement ces rayons de feu, aux mouches importunes et voraces qui assiègent leurs paupières et leurs lèvres.
Que se passe-t-il dans leur tête?
Je n'en ai aucune idée. Pensent-ils? Rêvent-ils? Évoquent-ils des souvenirs? Séjournent-ils dans un autre monde? Difficile à dire.
26 janvier 2010
XIIII_La Tempérance

En grec ancien, sophrosyne, en latin « temperancia » est une des quatre vertus cardinales avec prudence, force et justice.
Comme Platon l’explique dans « La République », elle contrôle le penchant pour la concupiscence ; comme Aristote l’explicite dans « L’Ethique à Nicomaque », la fonction de Tempérance consiste à modérer les plaisirs sensuels en accord avec les impératifs de la « juste raison ».
25 janvier 2010
mascotti
dessins préparatoires pour une campagne de sensibilisation à la paix par le sport. D'ailleurs, si vous avez des idées de noms pour la baptiser, quelque chose qui plaise aux peuls, aux bambaras, aux dogons, aux songhais, aux touaregs...
24 janvier 2010
23 janvier 2010
22 janvier 2010
21 janvier 2010
II La Papesse (version tout public).

Au sens initiatique, la Papesse symbolise principalement la voie passive: l'activité mentale plutôt que physique.
Au sens divinatoire, la Papesse représente tout ce qui est en rapport avec les études, la formation, l'apprentissage. Elle est donc en relation avec la réflexion, le travail mental et l'analyse.
20 janvier 2010
19 janvier 2010
XV Le Diable
Cette carte fait référence aux excès. Elle induit l'ambition au niveau matériel, le sexe au niveau du cœur… Mais quoi qu'il en soit c'est une carte de mise en garde. Les passions poussées à l'excès ouvrent les portes de l'enfer. Malheur à celui qui va trop loin. En revanche celui qui maîtrise ses passions trouve en cette carte une réussite fulgurante. Le Diable n'est ni bon, ni mauvais. Prince du monde de la matière, il est là pour nous apprendre à sublimer cette dernière. Il est symbole de pouvoir terrestre, de réussite matérielle, de puissance sexuelle, de triomphe financier, mais ces aspects comme il est dit plus haut se doivent d'être maîtrisés, sous peine d'en devenir l'esclave. Cet arcane est aussi synonyme d'un fort magnétisme, il évoque la magie, l'occultisme, les envoûtements. Mais que celui qui signe un pacte avec le Diable, soit prêt à en payer le prix. Il est le maitre de l'enfer.Le diable sous ses nombreux prénoms:Satan le démon...
La carte du diable évoque la sexualité , l'adultère et la trahison. Elle est aussi signe de malchance, de malheur et de mauvaises nouvelles, sauf pour les questions d'argents où elle serait de bonne augure. Et elle peut aussi désignée la victoire, le triomphe selon d'autres cas.
17 janvier 2010
16 janvier 2010
15 janvier 2010
1iere prod pour Starcom
Et hop premier boulot à l'arrache, la communication interne starcomienne étant particulièrement chaotique, le réseau internet instable, et la chaleur harassante, je me satisfait de ce premier coup calamiteux. Alors la flamme, c'est pour rappeler le feu de la paix qui servit il y a une dizaine d'années a bruler les armes des rebelles touaregs. Et les mains, c'est Baba, Charly, Mahamane et une amie de la famille.












